Dans l’Évangile, Jésus nous dit que nous sommes le petit troupeau à qui le Père donne le Royaume, il nous le donne, nous le transmet en héritage. Le groupe des disciples était réduit et tous étaient de condition humble. Jésus a un geste de tendresse et leur offre cette consolation spirituelle.
Il nous demande d’évaluer quels trésors nous avons dans notre cœur. Quels trésors inépuisables avons-nous pour le Ciel ? Là où ni les comptes bancaires ni les biens matériels ne parviennent. Bien souvent, nous sommes tentés de nous attacher aux choses matérielles, et souvent de manière excessive. C’est pourquoi il nous invite à partager les biens, car le véritable trésor se trouve au ciel.
Ce que nous thésaurisons naît souvent du partage et de la distribution. De se donner et de faire don de soi. Ce même don d’Amour que le Père nous fait en Jésus-Christ.
Cet amour que nous thésaurisons, quelle sorte d’amour est-ce ? Peut-on classer, qualifier l’amour ? Et pourquoi le trésor est-il l’amour ? Parce que partager avec les autres, s’unir aux autres, nous rend meilleurs, nous sort de l’isolement, de la solitude, de l’égoïsme, nous guérit des tristesses.
Les trésors se cherchent et se protègent. Chercher ce trésor d’amour, c’est se proposer chaque jour d’aimer davantage, c’est vouloir rendre les autres heureux et être heureux soi-même, en prenant soin de cet amour que nous donnons et partageons.
L’amour, c’est le service, l’affection familiale, les amis, la vie partagée. Nous ne faisons croître ce trésor qu’en nous confiant à l’Esprit Saint, pour qu’il nous remplisse de son amour incommensurable, qui, plus il est donné, plus il grandit. Jésus, par son don total, nous invite à remplir notre cœur de son amour pour le donner sans mesure.
Et maintenant la question est : comment élargir notre cœur pour que cet amour infini puisse y entrer ? Jésus nous invite à multiplier notre trésor chaque jour. Chaque fois que nous partageons son don d’amour à travers les œuvres de miséricorde, en visitant les malades, en manifestant notre désir de pardon et de conversion, en partageant et accompagnant dans la joie et dans la peine, en nous engageant dans la prière les uns pour les autres, en regardant dans les yeux le plus brisé, le plus démuni, en l’appelant par son nom pour reconnaître sa dignité humaine d’enfant de Dieu.
Jésus nous dit : Soyez prêts, avec les lampes allumées, comme ceux qui attendent leur Maître, afin que lorsqu’il arrivera et frappera à la porte, ils puissent lui ouvrir : heureux ceux qui attendent et accueillent le Seigneur.
Comment être prêts, avec les lampes allumées, pour répondre dès qu’il appelle ? Pour qu’il nous permette de nous asseoir à sa table, tout près de lui ? Comment rester toujours prêts ? Je ne peux pas l’attendre les bras croisés. Je dois m’occuper, tracer un chemin, être disponible et attentif. Être chaque jour actifs, éveillés, vigilants pour profiter de la vie, pour être solidaires, aimables, joyeux.
Avec chaque acte de bonté que nous accomplissons envers ceux qui nous entourent, nous accueillons Jésus dans notre cœur.
Le Peuple d’Israël attendait l’appel, les premières communautés chrétiennes partageaient leurs biens. Tous reconnaissent dans le Seigneur sa miséricorde, son pouvoir de libérer, son bouclier et l’aide de Dieu pour ses enfants.
Tout cela a pour fondement la Foi.
Une foi en Dieu qui tient ses promesses. Aujourd’hui, nous, pèlerins sur cette terre, vivons dans l’espérance de la citoyenneté de la Patrie Céleste.
Nous sentons-nous prêts pour l’éternité du Royaume de Dieu ?
Où en est notre Foi ?
En quoi plaçons-nous notre Espérance ?
Prof. Norma Siacca
Argentine
Province Sainte Rose de Lima













