« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. »
Nous entrons dans la phase finale du temps pascal et nous nous préparons à la solennité de la Pentecôte. C’est pourquoi Jésus poursuit son discours sur un ton d’adieu. Mais dans ses enseignements, chaque phrase est remplie d’amour et d’espérance. Jésus commence en disant : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. » Aimer Jésus ne consiste pas seulement à exprimer des sentiments. L’aimer et suivre ses commandements exige des actions concrètes. Souvent, nous voulons aimer Jésus seulement par de belles paroles, des chants pieux et des prières élaborées, parfois sans véritable sens. C’est pourquoi Jésus continue de préparer ses disciples à garder et à vivre sa Parole. Il est important que son Évangile façonne leurs cœurs afin qu’ils poursuivent sa mission.
Ensuite, Jésus fait une promesse profondément consolante : « Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur. » Jésus demande au Père d’envoyer l’Esprit Saint pour nous aider et nous révéler la vérité. Il connaît le cœur humain et sa solitude ; il sait que sans sa présence nous nous sentons vides, perdus et fatigués. C’est pourquoi il promet l’Esprit Saint, le Défenseur. L’Esprit Saint nous soutient, nous éclaire, nous console et nous fortifie. Il est la présence de Dieu en nous. C’est lui qui nous relève quand nous tombons et que la foi faiblit. C’est lui qui nous fait continuer quand tout semble sans issue. Les disciples étaient encore effrayés et insécurisés, mais Jésus les rassure : « Je ne vous laisserai pas orphelins. » Il confirme qu’il sera toujours avec nous. Il suffit de faire confiance et de suivre ses commandements.
L’Évangile parle aussi d’une présence invisible : « Le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez. » Voir Jésus ne signifie pas seulement le voir avec les yeux du corps, mais le reconnaître avec les yeux du cœur. Celui qui aime peut percevoir Dieu dans les petits gestes : dans une parole simple, dans la fragilité humaine, dans un geste d’affection, dans le sourire d’un enfant. La foi nous apprend à voir au-delà des apparences et à avoir un regard plein de compassion et d’amour.
« Je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. »
Voici le centre de la vie chrétienne : la communion avec Dieu. Il habite en nous ; nous n’avons pas besoin de le chercher dans des choses extraordinaires. Jésus nous invite à regarder en nous-mêmes et à reconnaître sa présence dans la vie quotidienne. Cette présence aimante fortifie notre foi et notre fidélité à l’Évangile.
Jésus conclut par ces belles paroles : « Je l’aimerai et je me manifesterai à lui. »
Jésus se révèle à ceux qui ouvrent leur cœur. Ceux qui l’aiment et gardent sa parole demeurent unis à lui et ressentent sa présence consolante.
Enfin, l’Évangile nous rappelle que nous ne sommes ni seuls ni abandonnés. Nous sommes la demeure de Dieu. Et lorsque nous laissons le Christ vivre en nous, notre vie devient un signe vivant de l’amour divin dans le monde.

Sr. Dorisdete Rodríguez de Brito
Rosa Santaeugenia Province













