Première lecture : 2 Samuel 5,1-3
Deuxième lecture : Colossiens 1,12-20
Évangile du jour : Luc 23,35-43
Le Christ est notre Roi et l’accomplissement de notre espérance.
Dans son homélie pour la Solennité du Christ Roi en 2020, le pape François a exprimé avec grande beauté :
« Le règne de Jésus est le règne de l’amour : Il se fait proche de nous, notre frère, et par son humilité et sa douceur Il nous attire à Lui. »
Chaque année, en célébrant la Solennité du Christ Roi, nous nous rappelons du paradoxe du pouvoir divin :
Le Christ ne règne pas depuis un trône d’or, mais depuis le bois de la Croix. Sa couronne est d’épines, son sceptre un morceau de bois et son décret royal est la miséricorde.
Depuis ce trône de bois, Il nous attire à Lui et nous invite à participer à son Royaume.
La première lecture nous présente l’image de David choisi par Dieu comme roi.
Même petit et sans signes extérieurs de puissance, son élection révèle une vérité essentielle : Dieu ne choisit pas selon les critères humains mais selon le cœur.
David n’est pas devenu roi par force militaire ou par stratégie politique mais par sa fidélité. Le peuple d’Israël a vu en lui l’image du roi selon Dieu.
Dans la deuxième lecture, saint Paul nous introduit dans le mystère profond du règne du Christ.
Son règne n’est pas celui de la puissance terrestre mais de l’amour qui se donne, de la grâce qui réconcilie l’univers entier.
Il nous libère de l’obscurité et nous conduit vers la lumière, de l’esclavage du péché vers la liberté des enfants de Dieu.
Son Royaume repose sur la miséricorde, l’espérance, la vie et la paix.
L’Évangile nous invite à contempler un Roi différent :
Le Christ règne en se livrant, montant sur la Croix comme sur son trône.
L’inscription « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs », écrite par dérision, devient une proclamation de vérité : le véritable règne est celui de l’amour, non de la force.
Jésus ne descend pas de la croix pour montrer sa puissance ; Il reste pour révéler son amour.
Parmi les moqueries, une lumière apparaît : le bon larron.
Reconnaissant en Jésus son Sauveur, il demande : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »
Et Jésus répond : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis. »
Voilà l’essence de son Royaume : un Royaume de miséricorde où les pécheurs sont pardonnés et les désespérés trouvent l’espérance.
Le Christ ne conquiert pas par la force, mais par le cœur.
Il ne triomphe pas par les armes, mais par le sacrifice.
En célébrant le Christ Roi, nous l’invitons à régner dans notre cœur, nos décisions et notre vie quotidienne.
L’Année jubilaire de l’Espérance nous rappelle que notre espérance est enracinée en Dieu lui-même.
Elle naît de la rencontre avec le Ressuscité et se nourrit de la foi en ses promesses.
La Solennité du Christ Roi nous enseigne que l’espérance s’accomplit non dans le pouvoir du monde, mais dans le triomphe de l’amour.
Reconnaître le Christ comme Roi, c’est reconnaître que la vraie autorité naît du service et la vraie gloire de l’humilité.
Nous sommes appelés à vivre comme citoyens de son Royaume, qui commence dans notre cœur et se manifeste par la miséricorde, la justice et la compassion.
Sœur Lương Thị Minh Phú OP
Provincia san Raimundo de Peñafort













