« Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes pour vous faire remarquer par eux. »
La Parole de Dieu d’aujourd’hui nous invite à réfléchir sur l’essence du Carême : la conversion du cœur. Ainsi, à la lumière de la Parole de Dieu, le Mercredi des Cendres s’ouvre avec le texte bien connu de Matthieu sur l’aumône, la prière et le jeûne. Il nous invite à adopter un esprit de prière, de jeûne et de charité, non comme des rites extérieurs, mais comme des attitudes qui nous transforment de l’intérieur, en confrontant notre propre intériorité avec toute sa complexité, et en cherchant Dieu là où Il veut être cherché, en nous approchant de Lui avec confiance, comme d’un ami qui nous connaît mieux que nous-mêmes.
Ces pratiques du Carême — l’aumône, la prière et le jeûne — sont des médiations pour réapprendre le chemin du retour au cœur, avec plus de vérité et de cohérence devant Dieu et devant nos frères.
En ce jour des Cendres, la liturgie nous offre l’occasion d’expérimenter une manière de vivre où la véritable liberté peut s’exprimer. Si nous croyons qu’un autre monde est possible, cela doit commencer par nous-mêmes. Jeûner, donner l’aumône et prier… trois propositions simples pour devenir meilleurs et plus humains.
La prière : un temps pour prendre conscience que ma vie passe sous le regard du Seigneur et pour savoir ce qu’Il y voit ; ce n’est que sous le regard compatissant du Seigneur que je peux activer les meilleures ressources présentes en moi. La prière est une rencontre nécessaire et privilégiée pour connaître le Seigneur, se relier à Lui et ressentir sa présence dans la vie quotidienne. C’est un temps pour rendre grâce pour le bien qu’Il accomplit dans notre vie personnelle et dans celle des autres.
Le jeûne : laisser de côté ce qui cause du tort afin d’affirmer ce qui mérite une place dans notre vie. Le Seigneur nous appelle à jeûner de tout ce qui nous nuit : l’incompréhension, l’intolérance, l’égoïsme, l’orgueil, les mensonges et les excuses qui nous empêchent de regarder la réalité en face. Apprendre à jeûner non comme un sacrifice vide, mais par amour, en embrassant le renoncement qui ouvre à une vie nouvelle.
L’aumône : nous sommes appelés à partager le peu ou le beaucoup que nous avons, en faisant de notre vie une sortie permanente vers les autres, surtout vers les plus pauvres et les exclus. Que ce temps de Carême soit un retour à l’essentiel : un cœur généreux, humble, sincère et ouvert à la grâce.

Soeur Marlene Soares Mota
Provincia Rosa Santaeugenia













